AN : Affrontement verbal entre E. ALIA et A. BAKO
 

Le débat sur le projet de loi portant autorisation de ratification du protocole additionnel modifiant et complétant les dispositions de l’article 7 du protocole sur la libre circulation des personnes, le droit de résidence et d’établissement a vite fait d’amener les députés sur le terrain du récurrent problème de fraudes électorales.

 

C’est d’abord le député Edgar ALIA ex ministre de l’intérieur, de la décentralisation et des collectivités locales, dans le premier gouvernement du changement du Dr Boni Yayi, qui a pris la parole à l’hémicycle pour informer ses collègues députés que lors des élections législatives passées, certains étrangers ont volé. `` Certains élus de l’assemblées sont venus grâce aux votes des étrangers ``, a-t-il laissé entendre. Cette déclaration de l’honorable Edgar ALIA n’a pas laissé les députés insensibles. C’est d’abord le député Rosine VIEYRA SOGLO  qui a pris la parole pour demander à ce qu’on lui explique principalement le concept d’étranger dans notre pays. Car, à son entendement au plan juridique, les citoyens des pays de la  CEDEAO ne sont pas des étrangers au Bénin. C’est plutôt les Libanais, les Syriens, ET Pakistanais  qui sont des étrangers au Bénin.

Cette même allégation du ministre Edgar ALIA sur le vote des étrangers a fait sortir les honorables Rachidi GBADAMASSI et Arifari BAKO de leur silence, « Quand on nous dit que certains députés sont élus par des étrangers, il urge qu’on nous précise les étrangers dont il s’agit. Et de quels députés veut –on parler ? » a répliqué l’honorable Rachidi GBADAMASSI.

Selon lui, le ministre de l’intérieur Edgar ALIA ne doit pas être auteur de telles allégations sans apporter les preuves. Il ajoute qu’il ne suffit pas de faire partie d’une même mouvance pour se taire sur ces genres de propos.

Abondant dans le même sens que l’honorable GBADAMASSI, le professeur Arifari BAKO a interpellé la responsabilité du ministre Edgar ALIA qui a usé de son pouvoir de ministre pour créer des problèmes afin de faire échouer la liste UPR au détriment de la liste FCBE lors des dernières élections législatives.

«  Je veux que l’honorable Edgar ALIA m’explique comment ils se sont arrangés  pour que les étrangers votent alors que près de 30.000 électeurs étaient empêchés non seulement de voter mais aussi gardés et relâchés après les opérations de vote, sous prétexte qu’ils sont soupçonnés d’être étrangers dans ma circonscription électorale » a laissé entendre l’honorable BAKO. Il poursuit, en disant que « malgré ces raids, ils sont parvenus à être à l’assemblée nationale et qu’on vienne nous évoquer des cas pareils nécessites des clarifications ».

Il a exigé que le ministre Edgar ALIA donne des preuves de ses allégations, au cas contraires qu’il présente ses excuses à toute la plénière ». Selon lui, il a fait la croix et la bannière pour obtenir son mandat de député face aux velléités du pouvoir du changement de l’évincer du jeu en empêchant ses militants qui sont du côté de la zone frontalière au Niger d’entrer sur le territoire béninois.

Face à cette exacerbation des députés de l’UPR, le ministre Edgar ALIA qui a déchaîné les hostilités a vite fait de se taire de peur de ne pas envenimer la situation.  

 

 

(Propos recueillit dans le journal Fraternité)


 
     
 
 
   
 
 
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